6 octobre : manifestation des lycéens.nes en France, à Gap

, par François

Source : Attac Hautes-Alpes

Les lycéens sont à nouveau dans la rue ce 6 octobre. Pour ce troisième acte du mouvement national commencé le 18 septembre 2026, 900 personnes ont défilé à Gap. Une mobilisation soutenue par Attac et plusieurs organisations syndicales, partis politiques de la gauche radicale. Les revendications...

Les lycéens sont à nouveau dans la rue ce 6 octobre.
Pour ce troisième acte du mouvement national commencé le 18 septembre 2026, 900 personnes ont défilé à Gap.
Une mobilisation soutenue par Attac et plusieurs organisations syndicales, partis politiques de la gauche radicale.
Les revendications portent sur le manque d’enseignants et de personnels (soignants en particulier), les conditions matérielles des établissements, les effectifs des classes, les emplois du temps et la pression liée à Parcoursup ; chez les universitaires, la suppression des aides au logement, augmentation des droits d’inscription pour les étrangers, la baisse des budgets.

Après les marches pour le climat du 26 septembre et la grève de la fonction publique du 29, voilà que les lycéen·nes se soulèvent. Leur mobilisation d’une ampleur sans précédent à de quoi faire trembler le pouvoir. Elle porte l’espoir d’une convergence des luttes pour la justice sociale et écologique. Soutenu par une large part de la population, ce mouvement dénonce les conséquences d’une politique de destruction systématique des services publics, de choix, notamment fiscaux, au bénéfice des plus riches et des grandes entreprises, qu’Attac dénonce depuis des années.

Face à la demande légitime des lycéen-nes, celle de pouvoir étudier dans des conditions décentes, le gouvernement a répondu par une répression violente. Usant d’armes létales, les policiers ont grièvement blessés des mineur-e-s mobilisé-es pour leur avenir. Attac a déposé, par l’intermédiaire de son porte-parole Raphaël Pradeau, une pétition pour interdire l’usage des armes mutilantes et techniques létales dans ces mobilisations.

Le combat des lycéen·nes rejoint celui pour la justice climatique, sociale, fiscale. Leurs revendications, et plus généralement la défense des services publics, doivent peser dans les discussions budgétaires : il faut taxer les ultra-riches et les multinationales pour investir dans l’avenir et répondre aux urgences sociales et climatiques.

Voir en ligne : Pétition Assemblée Nationale : interdire l’usage des armes mutilantes et techniques létales