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	<title>Attac Hautes-Alpes</title>
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		<title>Attac Hautes-Alpes</title>
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		<title>&#201;ric Toussaint rentre dans le vif du sujet de la crise bancaire de 2023 ! </title>
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		<dc:date>2023-05-17T06:20:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir analys&#233; la crise des subprimes de 2008, &#201;ric Toussaint rentre dans le vif du sujet de la crise bancaire actuelle.
&lt;br class='autobr' /&gt;
Au cours de ces 13 minutes d'&#233;changes, il r&#233;pond &#224; plusieurs questions : Quelles sont les causes de la faillite de la Silicon Valley Bank ? A-t-elle &#233;t&#233; sauv&#233;e par l'&#201;tat &#233;tasunien ? Quel r&#244;le a jou&#233; la hausse des taux d'int&#233;r&#234;t par la FED dans cette faillite ? &lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;ric Toussaint, historien belge, porte-parole du r&#233;seau international du Comit&#233; pour l'abolition des...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://05.site.attac.org/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Les Campagnes d'Attac&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir analys&#233; la crise des subprimes de 2008, &#201;ric Toussaint rentre dans le vif du sujet de la &lt;strong&gt;crise bancaire actuelle.&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Au cours de ces 13 minutes d'&#233;changes, il r&#233;pond &#224; plusieurs questions : Quelles sont &lt;strong&gt;les causes de la faillite de la Silicon Valley Bank&lt;/strong&gt; ? &lt;strong&gt;A-t-elle &#233;t&#233; sauv&#233;e&lt;/strong&gt; par l'&#201;tat &#233;tasunien ? Quel &lt;strong&gt;r&#244;le a jou&#233; la hausse des taux d'int&#233;r&#234;t par la FED&lt;/strong&gt; dans cette faillite ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;ric Toussaint&lt;/strong&gt;, historien belge, porte-parole du r&#233;seau international du Comit&#233; pour l'abolition des dettes ill&#233;gitimes - autrefois d&#233;nomm&#233; Comit&#233; pour l'annulation de la dette du tiers monde &lt;strong&gt;(CADTM&lt;/strong&gt;) - qu'il a contribu&#233; &#224; fonder : docteur en sciences politiques , &lt;strong&gt;membre du conseil scientifique d'ATTAC France&lt;/strong&gt;, participant &#224; la fondation du conseil international du &lt;strong&gt;Forum social mondial &lt;/strong&gt; en 2001.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Eric TOUSSAINT analyse les causes, cons&#233;quences sur les populations et les alternatives possibles &#224; ces crises</title>
		<link>https://05.site.attac.org/spip.php?article84</link>
		<guid isPermaLink="true">https://05.site.attac.org/spip.php?article84</guid>
		<dc:date>2023-05-17T06:09:46Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Avant d'aborder la crise bancaire internationale actuelle, &#201;ric Toussaint revient sur celle des Subprimes, qui a frapp&#233; le monde en 2007-2008.
&lt;br class='autobr' /&gt;
Comment cette crise est-elle arriv&#233;e ? Quelles ont &#233;t&#233; les cons&#233;quences pour les populations ? Comment les banques ont-elles &#233;t&#233; sauv&#233;es par les &#201;tats, donc par l'argent public ? Quelle a &#233;t&#233; la r&#233;action des banques centrales ? Quel a &#233;t&#233; le discours dominant qui a accompagn&#233; cette crise ? Pourquoi les banques sont-elles toujours aussi fragiles...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://05.site.attac.org/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Les Campagnes d'Attac&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avant d'aborder la crise bancaire internationale actuelle, &lt;strong&gt;&#201;ric Toussaint revient sur celle des Subprimes&lt;/strong&gt;, qui a frapp&#233; le monde en 2007-2008.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comment cette crise est-elle arriv&#233;e ? Quelles ont &#233;t&#233; les cons&#233;quences pour les populations ? Comment les banques ont-elles &#233;t&#233; sauv&#233;es par les &#201;tats, donc par l'argent public ? Quelle a &#233;t&#233; la r&#233;action des banques centrales ? Quel a &#233;t&#233; le discours dominant qui a accompagn&#233; cette crise ? Pourquoi les banques sont-elles toujours aussi fragiles aujourd'hui ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;ric Toussaint&lt;/strong&gt;, historien belge, porte-parole du r&#233;seau international du &lt;strong&gt;Comit&#233; pour l'abolition des dettes ill&#233;gitimes&lt;/strong&gt; - autrefois d&#233;nomm&#233; Comit&#233; pour l'annulation de la dette du tiers monde &lt;strong&gt;(CADTM)&lt;/strong&gt; - qu'il a contribu&#233; &#224; fonder : docteur en sciences politiques , membre du conseil scientifique d'ATTAC France, participant &#224; la fondation du conseil international du Forum social mondial en 2001.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le projet de loi sur la r&#233;gulation bancaire met le contribuable en danger</title>
		<link>https://05.site.attac.org/spip.php?article56</link>
		<guid isPermaLink="true">https://05.site.attac.org/spip.php?article56</guid>
		<dc:date>2013-02-13T10:50:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Un projet de r&#233;forme bancaire insatisfaisant &lt;br class='autobr' /&gt;
LE MONDE : 13.02.2013 &#224; 15h53 &lt;br class='autobr' /&gt;
Le projet de loi de s&#233;paration bancaire discut&#233; &#224; l'Assembl&#233;e nationale depuis le 12 f&#233;vrier para&#238;t technique &#224; beaucoup. C'est l&#224; sa principale faiblesse : entra&#238;ner le d&#233;bat dans le labyrinthe de la technique bancaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
En r&#233;alit&#233;, les deux enjeux sous-jacents &#224; la scission des activit&#233;s de march&#233; et des activit&#233;s traditionnelles de cr&#233;dit et de d&#233;p&#244;t sont simples. Le premier est politique : sommes-nous d'accord...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://05.site.attac.org/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Les Campagnes d'Attac&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Un projet de r&#233;forme bancaire insatisfaisant&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/02/13/un-projet-de-reforme-bancaire-insatisfaisant_1831907_3232.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;LE MONDE : 13.02.2013 &#224; 15h53&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet de loi de s&#233;paration bancaire discut&#233; &#224; l'Assembl&#233;e nationale depuis le 12 f&#233;vrier para&#238;t technique &#224; beaucoup. C'est l&#224; sa principale faiblesse : entra&#238;ner le d&#233;bat dans le labyrinthe de la technique bancaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, les deux enjeux sous-jacents &#224; la scission des activit&#233;s de march&#233; et des activit&#233;s traditionnelles de cr&#233;dit et de d&#233;p&#244;t sont simples. Le premier est politique : sommes-nous d'accord pour que la garantie de l'Etat soit donn&#233;e &#224; toutes les activit&#233;s de march&#233; des banques ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;COUVRIR LES RISQUES DE CHANGE ET DE TAUX ASSOCI&#201;S&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si c'est non, alors il convient de d&#233;finir les op&#233;rations auxquelles nous entendons l'accorder : les activit&#233;s de cr&#233;dit et de d&#233;p&#244;t et celles qui servent &#224; couvrir les risques de change et de taux associ&#233;s, par des op&#233;rations simples.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quant au reste, pourquoi les contribuables fran&#231;ais devraient-ils y accorder la moindre garantie ? Sont-ils mis &#224; contribution &#224; chaque faillite d'entreprise industrielle ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette garantie publique actuellement accord&#233;e aux op&#233;rations de march&#233; n'est pas anodine puisqu'elle permet &#224; nos banques de se financer sur les march&#233;s &#224; un taux artificiellement bas : selon la New Economics Foundation, elle a rapport&#233;, en 2010, 48 milliards d'euros aux banques fran&#231;aises, dont plus de 6 milliards &#224; BNP Paribas, 12 au Cr&#233;dit agricole, 5 &#224; la Soci&#233;t&#233; g&#233;n&#233;rale, 24 au groupe BPCE (Banque populaire et Caisse d'&#233;pargne).&lt;br class='autobr' /&gt;
Il ne faut pas chercher ailleurs la source des bonus extravagants que per&#231;oivent les 9 000 traders fran&#231;ais et leurs dirigeants. Retirer la garantie de l'Etat &#224; ces op&#233;rations serait aussi un moyen de crever la bulle des salaires financiers.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce serait, surtout, assurer la s&#233;curit&#233; des d&#233;p&#244;ts des Fran&#231;ais. Faut-il rappeler que, selon l'OCDE [Organisation de coop&#233;ration et de d&#233;veloppement &#233;conomiques], sur les huit banques europ&#233;ennes les plus proches de la faillite figurent quatre &#233;tablissements fran&#231;ais ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Que leurs appels au secours &#224; l'&#233;gard de la Banque centrale europ&#233;enne (BCE) sont les troisi&#232;mes, en volume, apr&#232;s ceux de l'Espagne et de l'Italie ? Que notre pays compte quatre &#233;tablissements pr&#233;sentant un risque syst&#233;mique, l&#224; o&#249; l'Allemagne n'en compte qu'un (Deutsche Bank) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LE FINANCEMENT DE L'&#201;CONOMIE FRAN&#199;AISE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que l'actif bancaire fran&#231;ais repr&#233;sente 340 % de notre produit int&#233;rieur brut (contre 85 % aux Etats-Unis) ? Que Dexia a d&#233;j&#224; co&#251;t&#233; 12 milliards aux contribuables fran&#231;ais et belges ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Que les pertes du Cr&#233;dit agricole en 2012 pourraient s'&#233;lever &#224; 6 milliards ? Que les banques fran&#231;aises n'ont d&#251; leur survie en 2008 que gr&#226;ce aux 320 milliards de garantie apport&#233;s en catastrophe par l'Etat ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Le second enjeu de la scission n'est autre que le financement de l'&#233;conomie fran&#231;aise. Aujourd'hui, sur 8 000 milliards de total de bilan bancaire fran&#231;ais, seuls 10 % servent au financement des entreprises.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et 12 %, au financement des m&#233;nages. Le reste, ce sont des op&#233;rations de march&#233; : selon la Banque des r&#232;glements internationaux (BRI), 7 % des activit&#233;s de d&#233;riv&#233;s financiers mettent en jeu une institution de l'&#233;conomie r&#233;elle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qui veut dire que, sur le montant des 47 000 milliards associ&#233;s aux activit&#233;s de d&#233;riv&#233;s men&#233;es par BNP Paribas, 44 000 milliards (22 fois le PIB fran&#231;ais !) n'ont pas pour contrepartie une entreprise de l'&#233;conomie r&#233;elle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le financement de l'&#233;conomie europ&#233;enne &#8211; et la France ne fait pas exception&#8211; est tellement d&#233;faillant que la BCE envisage elle-m&#234;me de se substituer aux banques priv&#233;es pour financer l'&#233;conomie r&#233;elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;LE MOD&#200;LE DE LA BANQUE UNIVERSELLE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux 200 milliards d'obligations &#233;mises en 2012 par les banques fran&#231;aises pour financer le cr&#233;dit hypoth&#233;caire, s'ils n'ont accouch&#233; que de 22 milliards de pr&#234;ts immobiliers, c'est parce que le cr&#233;dit hypoth&#233;caire est un moyen pourfinancer des activit&#233;s de march&#233;, et non l'inverse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le mod&#232;le de la banque universelle est, en v&#233;rit&#233;, celui d'une banque mixte qui d&#233;tourne les d&#233;p&#244;ts des Fran&#231;ais pour financer en priorit&#233;, et avec la garantie de l'Etat, des activit&#233;s de march&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Voil&#224; pourquoi c'est un mauvais mod&#232;le. Les investisseurs internationaux, du reste, ne s'y trompent pas, eux qui ne veulent plus investir dans les banques universelles.&lt;br class='autobr' /&gt;
A l'inverse, plus nos banques de cr&#233;dit et de d&#233;p&#244;t seront prot&#233;g&#233;es des al&#233;as desmarch&#233;s financiers, plus elles seront s&#251;res, comp&#233;titives et capables d'attirer des capitaux &#224; bas co&#251;t.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les amendements Baumel et Berger (le premier consid&#232;re que la tenue de march&#233; doit &#234;tre strictement d&#233;finie de fa&#231;on qu'elle ne recouvre pas d'activit&#233;s sp&#233;culatives ; le second consid&#232;re que la tenue du march&#233; doit &#234;tre filialis&#233;e au-del&#224; d'un certain seuil livr&#233; &#224; l'appr&#233;ciation de Bercy) sont-ils &#224; la hauteur de ces enjeux ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Non. La garantie de l'Etat continuera d'&#234;tre accord&#233;e &#224; l'ensemble des groupes bancaires, lesquels n'auront pas davantage d'incitation &#224; financer l'&#233;conomie r&#233;elle plut&#244;t que les fonds sp&#233;culatifs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pire, les pr&#234;ts aux hedge funds ne seront toujours pas filialis&#233;s. Les d&#233;p&#244;ts des Fran&#231;ais continueront donc d'&#234;tre au service de la finance de l'ombre (shadow banking) et des paradis fiscaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PIOCHER DANS LE FONDS DE GARANTIE DES D&#201;P&#212;TS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, la filialisation n'apportera aucune s&#233;curit&#233; aux groupes bancaires, compte tenu de l'arr&#234;t&#233; du 25 ao&#251;t 2010 qui autorise que, en cas de situation exceptionnelle, le seuil des 25 % (et non pas 10 % selon les banques et Bercy) d'engagement des fonds propres du groupe puisse &#234;tre d&#233;pass&#233; pour sauver une filiale en d&#233;tresse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Rien ne permettra d'&#233;viter un sc&#233;nario comme celui de l'assureur AmericanInternational Group (AIG), mis en faillite par sa micro-filiale en 2008.&lt;br class='autobr' /&gt;
De plus, en cas de catastrophe, le gouverneur de la Banque de France et le directeur g&#233;n&#233;ral du Tr&#233;sor pourront d&#233;cider de piocher dans le fonds de garantie des d&#233;p&#244;ts des Fran&#231;ais pour sauver une banque ou m&#234;me un hedge fund.&lt;br class='autobr' /&gt;
A eux reviendra d'engager ou non l'argent du contribuable pour &#233;viter une faillite bancaire. Sachant que le testament bancaire de BNP Paribas fait d&#233;j&#224; 1 800 pages, sera-t-il d'une quelconque utilit&#233;, quand il faudra d&#233;cider en 48 heures desauver, ou non, un &#233;tablissement dont l'actif repr&#233;sente le PIB fran&#231;ais ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Le sc&#233;nario de &#034;r&#233;solution bancaire&#034; que le projet de loi rend le plus vraisemblable est donc bien celui de SNS reaal &#8211; du nom de cette banque n&#233;erlandaise qui, pourtant jug&#233;e plus s&#251;re que la Soci&#233;t&#233; g&#233;n&#233;rale en 2011, vient d'&#234;tre &#034;sauv&#233;e&#034; de la faillite aux d&#233;pens des contribuables n&#233;erlandais sans qu'aucun obligataire senior n'ait &#233;t&#233; mis &#224; contribution.&lt;br class='autobr' /&gt;
Voil&#224; pourquoi le d&#233;bat sur la scission bancaire, en France, ne fait que d&#233;buter.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Ga&#235;l Giraud, &#233;conomiste et chercheur au &lt;i&gt;CNRS&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Manifeste d'&#233;conomistes atterr&#233;s</title>
		<link>https://05.site.attac.org/spip.php?article57</link>
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		<dc:date>2013-02-12T12:14:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Premiers signataires : Philippe Askenazy (CNRS, Ecole d'&#233;conomie de Paris), Thomas Coutrot (Conseil scientifique d'Attac), Andr&#233; Orl&#233;an (CNRS, EHESS), Henri Sterdyniak (OFCE) &lt;br class='autobr' /&gt;
Manifeste d'&#233;conomistes atterr&#233;s, 01/09/2010 &lt;br class='autobr' /&gt; Sign&#233; par Karine BERGER &#8230;. &lt;br class='autobr' /&gt;
CRISE ET DETTE EN EUROPE : 10 FAUSSES EVIDENCES, 22 MESURES EN DEBAT POUR SORTIR DE L'IMPASSE &lt;br class='autobr' /&gt;
Introduction &lt;br class='autobr' /&gt; La reprise &#233;conomique mondiale, permise par une injection colossale de d&#233;penses publiques dans le circuit &#233;conomique (des...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://05.site.attac.org/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Les Campagnes d'Attac&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Premiers signataires : &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philippe Askenazy (CNRS, Ecole d'&#233;conomie de Paris), Thomas Coutrot (Conseil scientifique d'Attac), Andr&#233; Orl&#233;an (CNRS, EHESS), Henri Sterdyniak (OFCE)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Manifeste d'&#233;conomistes atterr&#233;s, 01/09/2010&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sign&#233; par Karine BERGER &#8230;.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CRISE ET DETTE EN EUROPE : &lt;br class='autobr' /&gt;
10 FAUSSES EVIDENCES, 22 MESURES EN DEBAT POUR SORTIR DE L'IMPASSE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Introduction &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La reprise &#233;conomique mondiale, permise par une injection colossale de d&#233;penses publiques dans le circuit &#233;conomique (des &#201;tats-Unis &#224; la Chine), est fragile mais r&#233;elle. Un seul continent reste en retrait, l'Europe. Retrouver le chemin de la croissance n'est plus sa priorit&#233; politique. Elle s'est engag&#233;e dans une autre voie : celle de la lutte contre les d&#233;ficits publics.&lt;br class='autobr' /&gt; Dans l'Union Europ&#233;enne, ces d&#233;ficits sont certes &#233;lev&#233;s &#8211; 7% en moyenne en 2010 &#8211; mais bien moins que les 11% affich&#233;s par les &#201;tats-Unis . Alors que des &#201;tats nord-am&#233;ricains au poids &#233;conomique plus important que la Gr&#232;ce, la Californie par exemple, sont en quasi-faillite, les march&#233;s financiers ont d&#233;cid&#233; de sp&#233;culer sur les dettes souveraines de pays europ&#233;ens, tout particuli&#232;rement ceux du Sud. L'Europe est de fait prise dans son propre pi&#232;ge institutionnel : les &#201;tats doivent emprunter aupr&#232;s d'institutions financi&#232;res priv&#233;es qui obtiennent, elles, des liquidit&#233;s &#224; bas prix de la Banque Centrale Europ&#233;enne. Les march&#233;s ont donc la cl&#233; du financement des &#201;tats. Dans ce cadre, l'absence de solidarit&#233; europ&#233;enne suscite la sp&#233;culation, d'autant que les agences de notation jouent &#224; accentuer la d&#233;fiance.&lt;br class='autobr' /&gt; Il a fallu la d&#233;gradation, le 15 juin, de la note de la Gr&#232;ce par l'agence Moody's, pour que les dirigeants europ&#233;ens retrouvent le terme d' &#171; irrationalit&#233; &#187; qu'ils avaient tant employ&#233; au d&#233;but de la crise des subprimes. De m&#234;me, on d&#233;couvre maintenant que l'Espagne est bien plus menac&#233;e par la fragilit&#233; de son mod&#232;le de croissance et de son syst&#232;me bancaire que par son endettement public.&lt;br class='autobr' /&gt; Pour &#171; rassurer les march&#233;s &#187;, un Fonds de stabilisation de l'euro a &#233;t&#233; improvis&#233;, et des plans drastiques et bien souvent aveugles de r&#233;duction des d&#233;penses publiques ont &#233;t&#233; lanc&#233;s &#224; travers l'Europe. Les fonctionnaires sont les premiers touch&#233;s, y compris en France, o&#249; la hausse des cotisations retraites sera une baisse d&#233;guis&#233;e de leur salaire. Le nombre de fonctionnaires diminue partout, mena&#231;ant les services publics. Les prestations sociales, des Pays-Bas au Portugal en passant par la France avec l'actuelle r&#233;forme des retraites, sont en voie d'&#234;tre gravement amput&#233;es. Le ch&#244;mage et la pr&#233;carit&#233; de l'emploi se d&#233;velopperont n&#233;cessairement dans les ann&#233;es &#224; venir. Ces mesures sont irresponsables d'un point de vue politique et social, et m&#234;me au strict plan &#233;conomique.&lt;br class='autobr' /&gt; Cette politique, qui a tr&#232;s provisoirement calm&#233; la sp&#233;culation, a d&#233;j&#224; des cons&#233;quences sociales tr&#232;s n&#233;gatives dans de nombreux pays europ&#233;ens, tout particuli&#232;rement sur la jeunesse, le monde du travail et les plus fragiles. A terme elle attisera les tensions en Europe et menacera de ce fait la construction europ&#233;enne elle-m&#234;me, qui est bien plus qu'un projet &#233;conomique. L'&#233;conomie y est cens&#233;e &#234;tre au service de la construction d'un continent d&#233;mocratique, pacifi&#233; et uni. Au lieu de cela, une forme de dictature des march&#233;s s'impose partout, et particuli&#232;rement aujourd'hui au Portugal, en Espagne et en Gr&#232;ce, trois pays qui &#233;taient encore des dictatures au d&#233;but des ann&#233;es 1970, il y a &#224; peine quarante ans. &lt;br class='autobr' /&gt; Qu'on l'interpr&#232;te comme le d&#233;sir de &#171; rassurer les march&#233;s &#187; de la part de gouvernants effray&#233;s, ou bien comme un pr&#233;texte pour imposer des choix dict&#233;s par l'id&#233;ologie, la soumission &#224; cette dictature n'est pas acceptable, tant elle a fait la preuve de son inefficacit&#233; &#233;conomique et de son potentiel destructif au plan politique et social. Un v&#233;ritable d&#233;bat d&#233;mocratique sur les choix de politique &#233;conomique doit donc &#234;tre ouvert en France et en Europe. La plupart des &#233;conomistes qui interviennent dans le d&#233;bat public le font pour justifier ou rationaliser la soumission des politiques aux exigences des march&#233;s financiers. Certes, les pouvoirs publics ont d&#251; partout improviser des plans de relance keyn&#233;siens et m&#234;me parfois nationaliser temporairement des banques. Mais ils veulent refermer au plus vite cette parenth&#232;se. Le logiciel n&#233;olib&#233;ral est toujours le seul reconnu comme l&#233;gitime, malgr&#233; ses &#233;checs patents. Fond&#233; sur l'hypoth&#232;se d'efficience des march&#233;s financiers, il pr&#244;ne de r&#233;duire les d&#233;penses publiques, de privatiser les services publics, de flexibiliser le march&#233; du travail, de lib&#233;raliser le commerce, les services financiers et les march&#233;s de capitaux, d'accro&#238;tre la concurrence en tous temps et en tous lieux...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tant qu'&#233;conomistes, nous sommes atterr&#233;s de voir que ces politiques sont toujours &#224; l'ordre du jour et que leurs fondements th&#233;oriques ne sont pas remis en cause. Les arguments avanc&#233;s depuis trente ans pour orienter les choix des politiques &#233;conomiques europ&#233;ennes sont pourtant mis en d&#233;faut par les faits. La crise a mis &#224; nu le caract&#232;re dogmatique et infond&#233; de la plupart des pr&#233;tendues &#233;vidences r&#233;p&#233;t&#233;es &#224; sati&#233;t&#233; par les d&#233;cideurs et leurs conseillers. Qu'il s'agisse de l'efficience et de la rationalit&#233; des march&#233;s financiers, de la n&#233;cessit&#233; de couper dans les d&#233;penses pour r&#233;duire la dette publique, ou de renforcer le &#171; pacte de stabilit&#233; &#187;, il faut interroger ces fausses &#233;vidences et montrer la pluralit&#233; des choix possibles en mati&#232;re de politique &#233;conomique. D'autres choix sont possibles et souhaitables, &#224; condition d'abord de desserrer l'&#233;tau impos&#233; par l'industrie financi&#232;re aux politiques publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous faisons ci-dessous une pr&#233;sentation critique de dix postulats qui continuent &#224; inspirer chaque jour les d&#233;cisions des pouvoirs publics partout en Europe, malgr&#233; les cinglants d&#233;mentis apport&#233;s par la crise financi&#232;re et ses suites. Il s'agit de fausses &#233;vidences qui inspirent des mesures injustes et inefficaces, face auxquelles nous mettons en d&#233;bat vingt-deux contre-propositions. Chacune d'entre elles ne fait pas n&#233;cessairement l'unanimit&#233; entre les signataires de ce texte, mais elles devront &#234;tre prises au s&#233;rieux si l'on veut sortir l'Europe de l'impasse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;FAUSSE EVIDENCE N&#176;1 : LES MARCHES FINANCIERS SONT EFFICIENTS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, un fait s'impose &#224; tous les observateurs : le r&#244;le primordial que jouent les march&#233;s financiers dans le fonctionnement de l'&#233;conomie. C'est l&#224; le r&#233;sultat d'une longue &#233;volution qui a d&#233;but&#233; &#224; la fin des ann&#233;es soixante-dix. De quelque mani&#232;re qu'on la mesure, cette &#233;volution marque une nette rupture, aussi bien quantitative que qualitative, par rapport aux d&#233;cennies pr&#233;c&#233;dentes. Sous la pression des march&#233;s financiers, la r&#233;gulation d'ensemble du capitalisme s'est transform&#233;e en profondeur, donnant naissance &#224; une forme in&#233;dite de capitalisme que certains ont nomm&#233;e &#171; capitalisme patrimonial &#187;, &#171; capitalisme financier &#187; ou encore &#171; capitalisme n&#233;olib&#233;ral &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ces mutations ont trouv&#233; dans l'hypoth&#232;se d'efficience informationnelle des march&#233;s financiers leur justification th&#233;orique. En effet, selon cette hypoth&#232;se, il importe de d&#233;velopper les march&#233;s financiers, de faire en sorte qu'ils puissent fonctionner le plus librement possible, parce qu'ils constituent le seul m&#233;canisme d'allocation efficace du capital. Les politiques men&#233;es avec opini&#226;tret&#233; depuis trente ans sont conformes &#224; cette recommandation. Il s'est agi de construire un march&#233; financier mondialement int&#233;gr&#233; sur lequel tous les acteurs (entreprises, m&#233;nages, &#201;tats, institutions financi&#232;res) peuvent &#233;changer toutes les cat&#233;gories de titres (actions, obligations, dettes, d&#233;riv&#233;s, devises) pour toutes les maturit&#233;s (long terme, moyen terme, court terme). Les march&#233;s financiers en sont venus &#224; ressembler au march&#233; &#171; sans friction &#187; des manuels : le discours &#233;conomique est parvenu &#224; cr&#233;er la r&#233;alit&#233;. Les march&#233;s &#233;tant de plus en plus &#171; parfaits &#187; au sens de la th&#233;orie &#233;conomique dominante, les analystes ont cru que le syst&#232;me financier &#233;tait d&#233;sormais bien plus stable que par le pass&#233;. La &#171; grande mod&#233;ration &#187; - cette p&#233;riode de croissance &#233;conomique sans hausse des salaires qu'ont connus les USA de 1990 &#224; 2007 - a sembl&#233; le confirmer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Aujourd'hui encore le G20 persiste dans l'id&#233;e que les march&#233;s financiers sont le bon m&#233;canisme d'allocation du capital. La primaut&#233; et l'int&#233;grit&#233; des march&#233;s financiers demeurent les objectifs finaux que poursuit sa nouvelle r&#233;gulation financi&#232;re. La crise est interpr&#233;t&#233;e non pas comme un r&#233;sultat in&#233;vitable de la logique des march&#233;s d&#233;r&#233;gul&#233;s, mais comme l'effet de la malhonn&#234;tet&#233; et de l'irresponsabilit&#233; de certains acteurs financiers mal encadr&#233;s par les pouvoirs publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pourtant, la crise s'est charg&#233;e de d&#233;montrer que les march&#233;s ne sont pas efficients, et qu'ils ne permettent pas une allocation efficace du capital. Les cons&#233;quences de ce fait en mati&#232;re de r&#233;gulation et de politique &#233;conomique sont immenses. La th&#233;orie de l'efficience repose sur l'id&#233;e que les investisseurs recherchent et trouvent l'information la plus fiable possible sur la valeur des projets qui sont en concurrence pour trouver un financement. A en croire cette th&#233;orie, le prix qui se forme sur un march&#233; refl&#232;te les jugements des investisseurs et synth&#233;tise l'ensemble de l'information disponible : il constitue donc une bonne estimation de la vraie valeur des titres. Or, cette valeur est suppos&#233;e r&#233;sumer toute l'information n&#233;cessaire pour orienter l'activit&#233; &#233;conomique et ainsi la vie sociale. Ainsi, le capital s'investit dans les projets les plus rentables et d&#233;laisse les projets les moins efficaces. Telle est l'id&#233;e centrale de cette th&#233;orie : la concurrence financi&#232;re produit des prix justes qui constituent des signaux fiables pour les investisseurs et orientent efficacement le d&#233;veloppement &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Mais la crise est venue confirmer les diff&#233;rents travaux critiques qui avaient mis en doute cette proposition. La concurrence financi&#232;re ne produit pas n&#233;cessairement des prix justes. Pire : la concurrence financi&#232;re est souvent d&#233;stabilisante et conduit &#224; des &#233;volutions de prix excessives et irrationnelles, les bulles financi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'erreur majeure de la th&#233;orie de l'efficience des march&#233;s financiers consiste &#224; transposer aux produits financiers la th&#233;orie habituelle des march&#233;s de biens ordinaires. Sur ces derniers, la concurrence est pour partie autor&#233;gulatrice en vertu de ce qu'on nomme la &#171; loi &#187; de l'offre et de la demande : lorsque le prix d'un bien augmente, alors les producteurs vont augmenter leur offre et les acheteurs r&#233;duire leur demande ; le prix va donc baisser et revenir pr&#232;s de son niveau d'&#233;quilibre. Autrement dit, quand le prix d'un bien augmente, des forces de rappel tendent &#224; freiner puis inverser cette hausse. La concurrence produit ce qu'on appelle des &#171; feedbacks n&#233;gatifs &#187;, des forces de rappel qui vont dans le sens contraire du choc initial. L'id&#233;e d'efficience na&#238;t d'une transposition directe de ce m&#233;canisme &#224; la finance de march&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Or, pour cette derni&#232;re, la situation est tr&#232;s diff&#233;rente. Quand le prix augmente, il est fr&#233;quent d'observer, non pas une baisse mais une hausse de la demande ! En effet la hausse du prix signifie un rendement accru pour ceux qui poss&#232;dent le titre, du fait de la plus-value r&#233;alis&#233;e. La hausse du prix attire donc de nouveaux acheteurs, ce qui renforce encore la hausse initiale. Les promesses de bonus poussent les traders &#224; amplifier encore le mouvement. Jusqu'&#224; l'incident, impr&#233;visible mais in&#233;vitable, qui provoque l'inversion des anticipations et le krach. Ce ph&#233;nom&#232;ne digne des moutons de Panurge est un processus &#224; &#171; feedbacks positifs &#187;, qui aggrave les d&#233;s&#233;quilibres. C'est la bulle sp&#233;culative : une hausse cumulative des prix qui se nourrit elle-m&#234;me. Ce type de processus ne produit pas des prix justes, mais au contraire des prix inad&#233;quats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La place pr&#233;pond&#233;rante occup&#233;e par les march&#233;s financiers ne peut donc conduire &#224; une quelconque efficacit&#233;. Plus m&#234;me, elle est une source permanente d'instabilit&#233;, comme le montre clairement la s&#233;rie ininterrompue de bulles que nous avons connue depuis 20 ans : Japon, Asie du Sud-Est, Internet, March&#233;s &#233;mergents, Immobilier, Titrisation. L'instabilit&#233; financi&#232;re se traduit ainsi par de fortes fluctuations des taux de change et de la Bourse, manifestement sans rapport avec les fondamentaux de l'&#233;conomie. Cette instabilit&#233;, n&#233;e du secteur financier, se propage &#224; l'&#233;conomie r&#233;elle par de nombreux m&#233;canismes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;duire l'inefficience et l'instabilit&#233; des march&#233;s financiers, nous sugg&#233;rons quatre mesures :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mesure n&#176;1&lt;/strong&gt; : cloisonner strictement les march&#233;s financiers et les activit&#233;s des acteurs financiers, interdire aux banques de sp&#233;culer pour leur compte propre, pour &#233;viter la propagation des bulles et des krachs&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mesure n&#176;2&lt;/strong&gt; : R&#233;duire la liquidit&#233; et la sp&#233;culation d&#233;stabilisatrice par des contr&#244;les sur les mouvements de capitaux et des taxes sur les transactions financi&#232;res&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mesure n&#176;3&lt;/strong&gt; : limiter les transactions financi&#232;res &#224; celles r&#233;pondant aux besoins de l'&#233;conomie r&#233;elle (ex. : CDS uniquement pour les d&#233;tenteurs des titres assur&#233;s, etc.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mesure n&#176;4&lt;/strong&gt; : plafonner la r&#233;mun&#233;ration des traders&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;FAUSSE EVIDENCE N&#176;2 : LES MARCHES FINANCIERS SONT FAVORABLES A LA CROISSANCE ECONOMIQUE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'int&#233;gration financi&#232;re a port&#233; le pouvoir de la finance &#224; son z&#233;nith par le fait qu'elle unifie et centralise la propri&#233;t&#233; capitaliste &#224; l'&#233;chelle mondiale. D&#233;sormais c'est elle qui d&#233;termine les normes de rentabilit&#233; exig&#233;es de l'ensemble des capitaux. Le projet &#233;tait que la finance de march&#233; se substitue au financement bancaire des investissements. Projet qui a d'ailleurs &#233;chou&#233;, puisqu'aujourd'hui, globalement, ce sont les entreprises qui financent les actionnaires au lieu du contraire. La gouvernance des entreprises s'est n&#233;anmoins profond&#233;ment transform&#233;e pour atteindre les normes de rentabilit&#233; du march&#233;. Avec la mont&#233;e en puissance de la valeur actionnariale, s'est impos&#233;e une conception nouvelle de l'entreprise et de sa gestion, pens&#233;es comme &#233;tant au service exclusif de l'actionnaire. L'id&#233;e d'un int&#233;r&#234;t commun propre aux diff&#233;rentes parties prenantes li&#233;es &#224; l'entreprise a disparu. Les dirigeants des entreprises cot&#233;es en Bourse ont d&#233;sormais pour mission premi&#232;re de satisfaire le d&#233;sir d'enrichissement des actionnaires et lui seul. En cons&#233;quence, ils cessent eux-m&#234;mes d'&#234;tre des salari&#233;s, comme le montre l'envol&#233;e d&#233;mesur&#233;e de leurs r&#233;mun&#233;rations. Comme l'avance la th&#233;orie de &#171; l'agence &#187;, il s'agit de faire en sorte que les int&#233;r&#234;ts des dirigeants soient d&#233;sormais convergents avec ceux des actionnaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ROE (Return on Equity, ou rendement des capitaux propres) de 15% &#224; 25% est d&#233;sormais la norme qu'impose le pouvoir de la finance aux entreprises et aux salari&#233;s. La liquidit&#233; est l'instrument de ce pouvoir, permettant &#224; tout moment aux capitaux non satisfaits d'aller voir ailleurs. Face &#224; cette puissance, le salariat comme la souverainet&#233; politique apparaissent de par leur fractionnement en &#233;tat d'inf&#233;riorit&#233;. Cette situation d&#233;s&#233;quilibr&#233;e conduit &#224; des exigences de profit d&#233;raisonnables, car elles brident la croissance &#233;conomique et conduisent &#224; une augmentation continue des in&#233;galit&#233;s de revenu. D'une part les exigences de profitabilit&#233; inhibent fortement l'investissement : plus la rentabilit&#233; demand&#233;e est &#233;lev&#233;e, plus il est difficile de trouver des projets suffisamment performants pour la satisfaire. Les taux d'investissement restent historiquement faibles en Europe et aux &#201;tats-Unis. D'autre part, ces exigences provoquent une constante pression &#224; la baisse sur les salaires et le pouvoir d'achat, ce qui n'est pas favorable &#224; la demande. Le freinage simultan&#233; de l'investissement et de la consommation conduit &#224; une croissance faible et &#224; un ch&#244;mage end&#233;mique. Cette tendance a &#233;t&#233; contrecarr&#233;e dans les pays anglo-saxons par le d&#233;veloppement de l'endettement des m&#233;nages et par les bulles financi&#232;res qui cr&#233;ent une richesse fictive, permettent une croissance de la consommation sans salaires, mais se terminent par des krachs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour rem&#233;dier aux effets n&#233;gatifs des march&#233;s financiers sur l'activit&#233; &#233;conomique nous mettons en d&#233;bat trois mesures :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mesure n&#176;5&lt;/strong&gt; : renforcer significativement les contre-pouvoirs dans les entreprises pour obliger les directions &#224; prendre en compte les int&#233;r&#234;ts de l'ensemble des parties prenantes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mesure n&#176;6&lt;/strong&gt; : accro&#238;tre fortement l'imposition des tr&#232;s hauts revenus pour d&#233;courager la course aux rendements insoutenables&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mesure n&#176;7&lt;/strong&gt; : r&#233;duire la d&#233;pendance des entreprises vis-&#224;-vis des march&#233;s financiers, en d&#233;veloppant une politique publique du cr&#233;dit (taux pr&#233;f&#233;rentiels pour les activit&#233;s prioritaires au plan social et environnemental)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;FAUSSE EVIDENCE N&#176; 3 : LES MARCHES SONT DE BONS JUGES DE LA SOLVABILITE DES ETATS &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Selon les tenants de l'efficience des march&#233;s financiers, les op&#233;rateurs de march&#233; prendraient en compte la situation objective des finances publiques pour &#233;valuer le risque de souscrire &#224; un emprunt d'&#201;tat. Prenons le cas de la dette grecque : les op&#233;rateurs financiers et les d&#233;cideurs s'en remettent aux seules &#233;valuations financi&#232;res pour juger la situation. Ainsi, lorsque le taux exig&#233; de la Gr&#232;ce est mont&#233; &#224; plus de 10%, chacun en a d&#233;duit que le risque de d&#233;faut &#233;tait proche : si les investisseurs exigent une telle prime de risque, c'est que le danger est extr&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	C'est l&#224; une profonde erreur si l'on comprend la vraie nature de l'&#233;valuation par le march&#233; financier. Celui-ci n'&#233;tant pas efficient, il produit tr&#232;s souvent des prix totalement d&#233;connect&#233;s des fondamentaux. Dans ces conditions, il est d&#233;raisonnable de s'en remettre aux seules &#233;valuations financi&#232;res pour juger d'une situation. &#201;valuer la valeur d'un titre financier n'est pas une op&#233;ration comparable &#224; la mesure d'une grandeur objective, par exemple &#224; l'estimation du poids d'un objet. Un titre financier est un droit sur des revenus futurs : pour l'&#233;valuer il faut pr&#233;voir ce que sera ce futur. C'est affaire de jugement, pas de mesure objective, parce qu'&#224; l'instant t, l'avenir n'est aucunement pr&#233;d&#233;termin&#233;. Dans les salles de march&#233;, il n'est que ce que les op&#233;rateurs imaginent qu'il sera. Un prix financier r&#233;sulte d'un jugement, une croyance, un pari sur l'avenir : rien n'assure que le jugement des march&#233;s ait une quelconque sup&#233;riorit&#233; sur les autres formes de jugement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surtout l'&#233;valuation financi&#232;re n'est pas neutre : elle affecte l'objet mesur&#233;, elle engage et construit le futur qu'elle imagine. Ainsi les agences de notation financi&#232;res contribuent largement &#224; d&#233;terminer les taux d'int&#233;r&#234;t sur les march&#233;s obligataires en attribuant des notes empruntes d'une grande subjectivit&#233; voire d'une volont&#233; d'alimenter l'instabilit&#233;, source de profits sp&#233;culatifs. Lorsqu'elles d&#233;gradent la notation d'un &#201;tat, elles accroissent le taux d'int&#233;r&#234;t exig&#233; par les acteurs financiers pour acqu&#233;rir les titres de la dette publique de cet &#201;tat, et augmentent par l&#224;-m&#234;me le risque de faillite qu'elles ont annonc&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;duire l'emprise de la psychologie des march&#233;s sur le financement des &#201;tats nous mettons en d&#233;bat deux mesures :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mesure n&#176;8&lt;/strong&gt; : les agences de notation financi&#232;re ne doivent pas &#234;tre autoris&#233;es &#224; peser arbitrairement sur les taux d'int&#233;r&#234;t des march&#233;s obligataires en d&#233;gradant la note d'un &#201;tat : on devrait r&#233;glementer leur activit&#233; en exigeant que cette note r&#233;sulte d'un calcul &#233;conomique transparent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mesure n&#176;8bis&lt;/strong&gt; : affranchir les &#201;tats de la menace des march&#233;s financiers en garantissant le rachat des titres publiques par la BCE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;FAUSSE EVIDENCE N&#176; 4 : L'ENVOLEE DES DETTES PUBLIQUES RESULTE D'UN EXCES DE DEPENSES&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel P&#233;bereau, l'un des &#171; parrains &#187; de la banque fran&#231;aise, d&#233;crivait en 2005 dans l'un de ces rapports officiels ad hoc, une France &#233;touff&#233;e par la dette publique et sacrifiant ses g&#233;n&#233;rations futures en s'adonnant &#224; des d&#233;penses sociales inconsid&#233;r&#233;es. L'&#201;tat s'endettant comme un p&#232;re de famille alcoolique qui boit au dessus de ses moyens : telle est la vision ordinairement propag&#233;e par la plupart des &#233;ditorialistes. L'explosion r&#233;cente de la dette publique en Europe et dans le monde est pourtant due &#224; tout autre chose : aux plans de sauvetage de la finance et surtout &#224; la r&#233;cession provoqu&#233;e par la crise bancaire et financi&#232;re qui a commenc&#233; en 2008 : le d&#233;ficit public moyen dans la zone euro n'&#233;tait que de 0,6% du PIB en 2007, mais la crise l'a fait passer &#224; 7% en 2010. La dette publique est pass&#233;e en m&#234;me temps de 66% &#224; 84% du PIB.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant la mont&#233;e de la dette publique, en France et dans de nombreux pays europ&#233;ens a d'abord &#233;t&#233; mod&#233;r&#233;e et ant&#233;rieure &#224; cette r&#233;cession : elle provient largement non pas d'une tendance &#224; la hausse des d&#233;penses publiques &#8211; puisqu'au contraire celles-ci, en proportion du PIB, sont stables ou en baisse dans l'Union europ&#233;enne depuis le d&#233;but des ann&#233;es 1990 &#8211; mais de l'effritement des recettes publiques, du fait de la faiblesse de la croissance &#233;conomique sur la p&#233;riode, et de la contre-r&#233;volution fiscale men&#233;e par la plupart des gouvernements depuis vingt-cinq ans. Sur plus long terme la contre-r&#233;volution fiscale a contin&#251;ment aliment&#233; le gonflement de la dette d'une r&#233;cession &#224; l'autre. Ainsi en France, un r&#233;cent rapport parlementaire chiffre &#224; 100 milliards d'euros en 2010 le co&#251;t des baisses d'imp&#244;ts consenties entre 2000 et 2010, sans m&#234;me inclure les exon&#233;rations de cotisations sociales (30 milliards) et d'autres &#171; d&#233;penses fiscales &#187;. Faute d'harmonisation fiscale, les &#201;tats europ&#233;ens se sont livr&#233;es &#224; la concurrence fiscale, baissant les imp&#244;ts sur les soci&#233;t&#233;s, les hauts revenus et les patrimoines. M&#234;me si le poids relatif de ses d&#233;terminants varie d'un pays &#224; l'autre, la hausse quasi-g&#233;n&#233;rale des d&#233;ficits publics et des ratios de dette publique en Europe au cours des trente derni&#232;res ann&#233;es ne r&#233;sulte pas principalement d'une d&#233;rive coupable des d&#233;penses publiques. Un diagnostic qui ouvre &#233;videmment d'autres pistes que la sempiternelle r&#233;duction des d&#233;penses publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour restaurer un d&#233;bat public inform&#233; sur l'origine de la dette et donc les moyens d'y rem&#233;dier nous mettons en d&#233;bat une proposition :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mesure n&#176; 9 :&lt;/strong&gt; R&#233;aliser un audit public et citoyen des dettes publiques, pour d&#233;terminer leur origine et conna&#238;tre l'identit&#233; des principaux d&#233;tenteurs de titres de la dette et les montants d&#233;tenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;FAUSSE EVIDENCE N&#176;5 : IL FAUT REDUIRE LES DEPENSES POUR REDUIRE LA DETTE PUBLIQUE &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si l'augmentation de la dette publique r&#233;sultait en partie d'une hausse des d&#233;penses publiques, couper dans ces d&#233;penses ne contribuerait pas forc&#233;ment &#224; la solution. Car la dynamique de la dette publique n'a pas grand chose &#224; voir avec celle d'un m&#233;nage : la macro&#233;conomie n'est pas r&#233;ductible &#224; l'&#233;conomie domestique. La dynamique de la dette d&#233;pend en toute g&#233;n&#233;ralit&#233; de plusieurs facteurs : le niveau des d&#233;ficits primaires, mais aussi l'&#233;cart entre le taux d'int&#233;r&#234;t et le taux de croissance nominal de l'&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car si ce dernier est plus faible que le taux d'int&#233;r&#234;t, la dette va s'accro&#238;tre m&#233;caniquement du fait de &#171; l'effet boule de neige &#187; : le montant des int&#233;r&#234;ts explose, et le d&#233;ficit total (y compris les int&#233;r&#234;ts de la dette) aussi. Ainsi, au d&#233;but des ann&#233;es 1990, la politique du franc fort men&#233;e par B&#233;r&#233;govoy et maintenue malgr&#233; la r&#233;cession de 1993-94 s'est traduite par un taux d'int&#233;r&#234;t durablement plus &#233;lev&#233; que le taux de croissance, expliquant le bond de la dette publique de la France pendant cette p&#233;riode. C'est le m&#234;me m&#233;canisme qui expliquait l'augmentation de la dette dans la premi&#232;re moiti&#233; des ann&#233;es 1980, sous l'impact de la r&#233;volution n&#233;olib&#233;rale et de la politique de taux d'int&#233;r&#234;ts &#233;lev&#233;s men&#233;e par Ronald Reagan et Margaret Thatcher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le taux de croissance de l'&#233;conomie lui-m&#234;me n'est pas ind&#233;pendant des d&#233;penses publiques : &#224; court terme l'existence de d&#233;penses publiques stables limite l'ampleur des r&#233;cessions (&#171; stabilisateurs automatiques &#187;) ; &#224; long terme les investissements et d&#233;penses publiques (&#233;ducation, sant&#233;, recherche, infrastructures...) stimulent la croissance. Il est faux d'affirmer que tout d&#233;ficit public accro&#238;t d'autant la dette publique, ou que toute r&#233;duction du d&#233;ficit permet de r&#233;duire la dette. Si la r&#233;duction des d&#233;ficits plombe l'activit&#233; &#233;conomique, la dette s'alourdira encore plus. Les commentateurs lib&#233;raux soulignent que certains pays (Canada, Su&#232;de, Isra&#235;l) ont r&#233;alis&#233; de tr&#232;s brutaux ajustements de leurs comptes publics dans les ann&#233;es 1990 et connu imm&#233;diatement apr&#232;s un fort rebond de la croissance. Mais cela n'est possible que si l'ajustement concerne un pays isol&#233;, qui regagne rapidement de la comp&#233;titivit&#233; sur ses concurrents. Ce qu'oublient &#233;videmment les partisans de l'ajustement structurel europ&#233;en, c'est que les pays europ&#233;ens ont pour principaux clients et concurrents les autres pays europ&#233;ens, l'Union europ&#233;enne &#233;tant globalement peu ouverte sur l'ext&#233;rieur. Une r&#233;duction simultan&#233;e et massive des d&#233;penses publiques de l'ensemble des pays de l'Union ne peut avoir pour effet qu'une r&#233;cession aggrav&#233;e et donc un nouvel alourdissement de la dette publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;viter que le r&#233;tablissement des finances publiques ne provoque un d&#233;sastre social et politique nous mettons en d&#233;bat deux mesures :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mesure n&#176;10&lt;/strong&gt; : Maintenir le niveau des protections sociales, voire les am&#233;liorer (assurance-ch&#244;mage, logement&#8230;) ; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Mesure n&#176;11&lt;/strong&gt; : accro&#238;tre l'effort budg&#233;taire en mati&#232;re d'&#233;ducation, de recherche, d'investissements dans la reconversion &#233;cologique... pour mettre en place les conditions d'une croissance soutenable, permettant une forte baisse du ch&#244;mage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;FAUSSE EVIDENCE N&#176;6 : LA DETTE PUBLIQUE REPORTE LE PRIX DE NOS EXCES SUR NOS PETITS-ENFANTS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est une autre affirmation fallacieuse qui confond &#233;conomie m&#233;nag&#232;re et macro&#233;conomie, celle selon laquelle la dette publique serait un transfert de richesse au d&#233;triment des g&#233;n&#233;rations futures. La dette publique est bien un m&#233;canisme de transfert de richesses, mais c'est surtout des contribuables ordinaires vers les rentiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, se fondant sur la croyance rarement v&#233;rifi&#233;e selon laquelle baisser les imp&#244;ts stimulerait la croissance et accro&#238;trait in fine les recettes publiques, les &#201;tats europ&#233;ens ont depuis 1980 imit&#233; les USA dans une politique de moins-disant fiscal syst&#233;matique. Les r&#233;ductions d'imp&#244;t et de cotisations se sont multipli&#233;es (sur les b&#233;n&#233;fices des soci&#233;t&#233;s, sur le revenu des particuliers les plus ais&#233;s, sur les patrimoines, sur les cotisations patronales...), mais leur impact sur la croissance &#233;conomique est rest&#233; tr&#232;s incertain. Ces politiques fiscales anti-redistributives ont donc aggrav&#233; &#224; la fois, et de fa&#231;on cumulative, les in&#233;galit&#233;s sociales et les d&#233;ficits publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces politiques fiscales ont oblig&#233; les administrations publiques &#224; s'endetter aupr&#232;s des m&#233;nages ais&#233;s et des march&#233;s financiers pour financer les d&#233;ficits ainsi cr&#233;&#233;s. C'est ce qu'on pourrait appeler &#171; l'effet jackpot &#187; : avec l'argent &#233;conomis&#233; sur leurs imp&#244;ts, les riches ont pu acqu&#233;rir les titres (porteurs d'int&#233;r&#234;ts) de la dette publique &#233;mise pour financer les d&#233;ficits publics provoqu&#233;s par les r&#233;ductions d'imp&#244;ts... Le service de la dette publique en France repr&#233;sente ainsi 40 milliards d'euros par an, presqu'autant que les recettes de l'imp&#244;t sur le revenu. Tour de force d'autant plus brillant qu'on a ensuite r&#233;ussi &#224; faire croire au public que la dette publique &#233;tait la faute des fonctionnaires, des retrait&#233;s et des malades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accroissement de la dette publique en Europe ou aux USA n'est donc pas le r&#233;sultat de politiques keyn&#233;siennes expansionnistes ou de politiques sociales dispendieuses mais bien plut&#244;t d'une politique en faveur des couches privil&#233;gi&#233;es : les &#171; d&#233;penses fiscales &#187; (baisses d'imp&#244;ts et de cotisations) augmentent le revenu disponible de ceux qui en ont le moins besoin, qui du coup peuvent accro&#238;tre encore davantage leurs placements notamment en Bons du Tr&#233;sor, lesquels sont r&#233;mun&#233;r&#233;s en int&#233;r&#234;ts par l'imp&#244;t pr&#233;lev&#233; sur tous les contribuables. Au total se met en place un m&#233;canisme de redistribution &#224; rebours, des classes populaires vers les classes ais&#233;es, via la dette publique dont la contrepartie est toujours de la rente priv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour redresser de fa&#231;on &#233;quitable les finances publiques en Europe et en France nous mettons en d&#233;bat deux mesures :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mesure n&#176;12&lt;/strong&gt; : redonner un caract&#232;re fortement redistributif &#224; la fiscalit&#233; directe sur les revenus (suppression des niches, cr&#233;ation de nouvelles tranches et augmentation des taux de l'imp&#244;t sur le revenu&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mesure n&#176;13 :&lt;/strong&gt; supprimer les exon&#233;rations consenties aux entreprises sans effets suffisants sur l'emploi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;FAUSSE EVIDENCE N&#176;7 : IL FAUT RASSURER LES MARCHES FINANCIERS POUR POUVOIR FINANCER LA DETTE PUBLIQUE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au niveau mondial, la mont&#233;e des dettes publiques doit &#234;tre analys&#233;e corr&#233;lativement &#224; la financiarisation. Durant les trente derni&#232;res ann&#233;es, &#224; la faveur de la totale lib&#233;ralisation de la circulation des capitaux, la finance a accru consid&#233;rablement son emprise sur l'&#233;conomie. Les grandes entreprises recourent de moins en moins au cr&#233;dit bancaire et de plus en plus aux march&#233;s financiers. Les m&#233;nages aussi voient une part croissante de leur &#233;pargne drain&#233;e vers la finance pour leurs retraites, via les divers produits de placement ou encore dans certains pays via le financement de leur logement (pr&#234;ts hypoth&#233;caires). Les gestionnaires de portefeuille cherchant &#224; diversifier les risques, ils recherchent des titres publics en compl&#233;ment de titres priv&#233;s. Ils les trouvaient facilement sur les march&#233;s car les gouvernements menaient des politiques similaires conduisant &#224; un essor des d&#233;ficits : taux d'int&#233;r&#234;t &#233;lev&#233;s, baisses d'imp&#244;ts cibl&#233;es sur les hauts revenus, incitations massives &#224; l'&#233;pargne financi&#232;re des m&#233;nages pour favoriser les retraites par capitalisation, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au niveau de l'UE, la financiarisation de la dette publique a &#233;t&#233; inscrite dans les trait&#233;s : depuis Maastricht les Banques centrales ont interdiction de financer directement les &#201;tats, qui doivent trouver pr&#234;teurs sur les march&#233;s financiers. Cette &#171; r&#233;pression mon&#233;taire &#187; accompagne la &#171; lib&#233;ration financi&#232;re &#187; et prend l'exact contrepied des politiques adopt&#233;es apr&#232;s la grande crise des ann&#233;es 1930, de &#171; r&#233;pression financi&#232;re &#187; (restrictions drastiques &#224; la libert&#233; d'action de la finance) et de &#171; lib&#233;ration mon&#233;taire &#187; (avec la fin de l'&#233;talon-or). Il s'agit de soumettre les &#201;tats, suppos&#233;s par nature trop d&#233;pensiers, &#224; la discipline de march&#233;s financiers suppos&#233;s par nature efficients et omniscients.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sultat de ce choix doctrinaire, la Banque centrale europ&#233;enne n'a ainsi pas le droit de souscrire directement aux &#233;missions d'obligations publique des &#201;tats europ&#233;ens. Priv&#233;s de la garantie de pouvoir toujours se financer aupr&#232;s de la Banque Centrale, les pays du Sud ont ainsi &#233;t&#233; les victimes d'attaques sp&#233;culatives. Certes depuis quelques mois, alors qu'elle s'y &#233;tait toujours refus&#233; au nom d'une orthodoxie sans faille, la BCE ach&#232;te des obligations d'&#201;tat au taux d'int&#233;r&#234;t du march&#233; pour calmer les tensions sur le march&#233; obligataire europ&#233;en. Mais rien ne dit que cela suffira, si la crise de la dette s'aggrave et que les taux d'int&#233;r&#234;t de march&#233; s'envolent. Il pourrait alors &#234;tre difficile de maintenir cette orthodoxie mon&#233;taire d&#233;nu&#233;e de fondements scientifiques s&#233;rieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour rem&#233;dier au probl&#232;me de la dette publique nous mettons en d&#233;bat deux mesures :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mesure n&#176;14 :&lt;/strong&gt; autoriser la Banque centrale europ&#233;enne &#224; financer directement les &#201;tats (ou &#224; imposer aux banques commerciales de souscrire &#224; l'&#233;mission d'obligations publiques) &#224; bas taux d'int&#233;r&#234;t, desserrant ainsi le carcan dans lequel les march&#233;s financiers les &#233;treignent&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mesure n&#176;15 : &lt;/strong&gt; si n&#233;cessaire, restructurer la dette publique, par exemple en plafonnant le service de la dette publique &#224; un certain % du PIB, et en op&#233;rant une discrimination entre les cr&#233;anciers selon le volume des titres qu'ils d&#233;tiennent : les tr&#232;s gros rentiers (particuliers ou institutions) doivent consentir un allongement sensible du profil de la dette, voire des annulations partielles ou totales. Il faut aussi ren&#233;gocier les taux d'int&#233;r&#234;t exorbitants des titres &#233;mis par les pays en difficult&#233; depuis la crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;FAUSSE EVIDENCE N&#176;8 : L'UNION EUROP&#201;NNE D&#201;FEND LE MODELE SOCIAL EUROP&#201;EN &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La construction europ&#233;enne appara&#238;t comme une exp&#233;rience ambigu&#235;. Deux visions de l'Europe coexistent, sans oser s'affronter ouvertement. Pour les sociaux-d&#233;mocrates l'Europe aurait d&#251; se donner l'objectif de promouvoir le mod&#232;le social europ&#233;en, fruit du compromis social de l'apr&#232;s seconde guerre mondiale, avec sa protection sociale, ses services publics et ses politiques industrielles. Elle aurait d&#251; constituer un rempart face &#224; la mondialisation lib&#233;rale, un moyen de prot&#233;ger, de faire vivre et progresser ce mod&#232;le. L'Europe aurait d&#251; d&#233;fendre une vision sp&#233;cifique de l'organisation de l'&#233;conomie mondiale, la mondialisation r&#233;gul&#233;e par des organismes de gouvernance mondiale. Elle aurait d&#251; permettre aux pays membres de maintenir un niveau &#233;lev&#233; de d&#233;penses publiques et de redistribution, en prot&#233;geant leur capacit&#233; de les financer par l'harmonisation de la fiscalit&#233; sur les personnes, les entreprises, les revenus du capital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cependant l'Europe n'a pas voulu assumer sa sp&#233;cificit&#233;. La vision dominante actuellement &#224; Bruxelles et au sein de la plupart des gouvernements nationaux est au contraire celle d'une Europe lib&#233;rale, dont l'objectif est d'adapter les soci&#233;t&#233;s europ&#233;ennes aux exigences de la mondialisation : la construction europ&#233;enne est l'occasion de mettre en cause le mod&#232;le social europ&#233;en et de d&#233;r&#233;guler l'&#233;conomie. La pr&#233;&#233;minence du droit de la concurrence sur les r&#233;glementations nationales et sur les droits sociaux dans le March&#233; unique permet d'introduire plus de concurrence sur les march&#233;s des produits et des services, de diminuer l'importance des services publics et d'organiser la mise en concurrence des travailleurs europ&#233;ens. La concurrence sociale et fiscale a permis de r&#233;duire les imp&#244;ts, notamment sur les revenus du capital et des entreprises (les &#171; bases mobiles &#187;), et de faire pression sur les d&#233;penses sociales. Les trait&#233;s garantissent quatre libert&#233;s fondamentales : la libre circulation des personnes, des marchandises, des services et des capitaux. Mais loin de se limiter au march&#233; int&#233;rieur, la libert&#233; de circulation des capitaux a &#233;t&#233; accord&#233;e aux investisseurs du monde entier, soumettant ainsi le tissu productif europ&#233;en aux contraintes de valorisation des capitaux internationaux. La construction europ&#233;enne appara&#238;t comme un moyen d'imposer aux peuples des r&#233;formes n&#233;olib&#233;rales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'organisation de la politique macro&#233;conomique (ind&#233;pendance de la Banque Centrale Europ&#233;enne vis-&#224;-vis du politique, Pacte de stabilit&#233;) est marqu&#233;e par la m&#233;fiance envers les gouvernements d&#233;mocratiquement &#233;lus. Il s'agit de priver les pays de toute autonomie en mati&#232;re de politique mon&#233;taire comme en mati&#232;re budg&#233;taire. L'&#233;quilibre budg&#233;taire doit &#234;tre atteint, puis toute politique discr&#233;tionnaire de relance bannie, pour ne plus laisser jouer que la &#171; stabilisation automatique &#187;. Aucune politique conjoncturelle commune n'est mise en &#339;uvre au niveau de la zone, aucun objectif commun n'est d&#233;fini en termes de croissance ou d'emploi . Les diff&#233;rences de situation entre les pays ne sont pas prises en compte, puisque le pacte ne s'int&#233;resse ni aux taux d'inflation ni aux d&#233;ficits ext&#233;rieurs nationaux ; les objectifs de finances publiques ne tiennent pas compte des situations &#233;conomiques nationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les instances europ&#233;ennes ont tent&#233; d'impulser des r&#233;formes structurelles (par les Grandes orientations de politiques &#233;conomiques, la M&#233;thode ouvertes de coordination, ou l'Agenda de Lisbonne) avec un succ&#232;s tr&#232;s in&#233;gal. Leur mode d'&#233;laboration n'&#233;tait ni d&#233;mocratique, ni mobilisateur, leur orientation lib&#233;rale ne correspondait pas obligatoirement aux politiques d&#233;cid&#233;es au niveau national, compte tenu des rapports de forces existant dans chaque pays. Cette orientation n'a pas connue d'embl&#233;e les succ&#232;s &#233;clatants qui l'auraient l&#233;gitim&#233;e. Le mouvement de lib&#233;ralisation &#233;conomique a &#233;t&#233; remis en cause (&#233;chec de la directive Bolkestein) ; certains pays ont &#233;t&#233; tent&#233;s de nationaliser leur politique industrielle tandis que la plupart s'opposaient &#224; l'europ&#233;anisation de leurs politiques fiscales ou sociales. L'Europe sociale est rest&#233;e un vain mot, seule l'Europe de la concurrence et de la finance s'est r&#233;ellement affirm&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour que l'Europe puisse promouvoir v&#233;ritablement un mod&#232;le social europ&#233;en, nous mettons en d&#233;bat deux mesures :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mesure n&#176;16 :&lt;/strong&gt; remettre en cause la libre circulation des capitaux et des marchandises entre l'Union europ&#233;enne et le reste du monde, en n&#233;gociant des accords multilat&#233;raux ou bilat&#233;raux si n&#233;cessaire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mesure n&#176;17 :&lt;/strong&gt; au lieu de la politique de concurrence, faire de &#171; l'harmonisation dans le progr&#232;s &#187; le fil directeur de la construction europ&#233;enne. Mettre en place des objectifs communs &#224; port&#233;e contraignante en mati&#232;re de progr&#232;s social comme en mati&#232;re macro&#233;conomique (des GOPS, grandes orientations de politique sociale)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;FAUSSE EVIDENCE N&#176;9 : L'EURO EST UN BOUCLIER CONTRE LA CRISE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'euro aurait d&#251; &#234;tre un facteur de protection contre la crise financi&#232;re mondiale. Apr&#232;s tout, la suppression de toute incertitude sur les taux de change entre monnaies europ&#233;ennes a &#233;limin&#233; un facteur majeur d'instabilit&#233;. Pourtant, il n'en a rien &#233;t&#233; : l'Europe est plus durement et plus durablement affect&#233;e par la crise que le reste du monde. Cela tient aux modalit&#233;s-m&#234;mes de construction de l'union mon&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Depuis 1999 la zone euro a connu une croissance relativement m&#233;diocre et un accroissement des divergences entre les &#201;tats membres en termes de croissance, d'inflation, de ch&#244;mage et de d&#233;s&#233;quilibres ext&#233;rieurs. Le cadre de politique &#233;conomique de la zone euro, qui tend &#224; imposer des politiques macro&#233;conomiques semblables pour des pays dans des situations diff&#233;rentes, a &#233;largi les disparit&#233;s de croissance entre les &#201;tats membres. Dans la plupart des pays, en particulier les plus grands, l'introduction de l'euro n'a pas provoqu&#233; l'acc&#233;l&#233;ration promise de la croissance. Pour d'autres, il y a eu croissance mais au prix de d&#233;s&#233;quilibres difficilement soutenables. La rigidit&#233; mon&#233;taire et budg&#233;taire, renforc&#233;e par l'euro, a permis de faire porter tout le poids des ajustements sur le travail. On a promu la flexibilit&#233; et l'aust&#233;rit&#233; salariale, r&#233;duit la part des salaires dans le revenu total, accru les in&#233;galit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cette course au moins disant social a &#233;t&#233; remport&#233;e par l'Allemagne qui a su d&#233;gager d'importants surplus commerciaux au d&#233;triment de ses voisins et surtout de ses propres salari&#233;s, en s'imposant une baisse du co&#251;t du travail et des prestations sociales, ce qui lui a conf&#233;r&#233; un avantage commercial par rapport &#224; ses voisins qui n'ont pu traiter leurs travailleurs aussi durement. Les exc&#233;dents commerciaux allemands p&#232;sent sur la croissance des autres pays. Les d&#233;ficits budg&#233;taires et commerciaux des uns ne sont que la contrepartie des exc&#233;dents des autres... Les &#201;tats membres n'ont pas &#233;t&#233; capables de d&#233;finir une strat&#233;gie coordonn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La zone euro aurait du &#234;tre moins touch&#233; que les &#201;tats-Unis ou le Royaume-Uni par la crise financi&#232;re. Les m&#233;nages sont nettement moins impliqu&#233;s dans les march&#233;s financiers, qui sont moins sophistiqu&#233;s. Les finances publiques &#233;taient dans une meilleure situation ; le d&#233;ficit public de l'ensemble des pays de la zone &#233;tait de 0,6% du PIB en 2007, contre pr&#232;s de 3% aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou au Japon. Mais la zone euro souffrait d'un creusement des d&#233;s&#233;quilibres : les pays du Nord (Allemagne, Autriche, Pays-Bas, Pays Scandinaves) bridaient leurs salaires et leurs demandes internes et accumulaient des exc&#233;dents ext&#233;rieurs, alors que les pays du Sud (Espagne, Gr&#232;ce, Irlande) connaissaient une croissance vigoureuse impuls&#233;e par des taux d'int&#233;r&#234;t faibles relativement au taux de croissance, tout en accumulant des d&#233;ficits ext&#233;rieurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Alors que la crise financi&#232;re est partie des &#201;tats-Unis, ceux-ci ont tent&#233; de mettre en oeuvre une r&#233;elle politique de relance budg&#233;taire et mon&#233;taire, tout en initiant un mouvement de re-r&#233;gulation financi&#232;re. L'Europe au contraire n'a pas su s'engager dans une politique suffisamment r&#233;active. De 2007 &#224; 2010, l'impulsion budg&#233;taire a &#233;t&#233; de l'ordre de 1,6 point de PIB dans la zone Euro ; de 3,2 points au Royaume-Uni ; de 4,2 points aux &#201;tats-Unis. La perte de production due &#224; la crise a &#233;t&#233; nettement plus forte dans la zone euro qu'aux &#201;tats-Unis. Le creusement des d&#233;ficits dans la zone a &#233;t&#233; subi plut&#244;t que le r&#233;sultat d'une politique active.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	En m&#234;me temps, la Commission a continu&#233; de lancer des proc&#233;dures de d&#233;ficit excessif contre les &#201;tats-membres de sorte qu'&#224; la mi-2010 pratiquement tous les &#201;tats de la zone y &#233;taient soumis. Elle a demand&#233; aux &#201;tats-membres de s'engager &#224; revenir avant 2013 ou 2014 sous la barre de 3%, ind&#233;pendamment de l'&#233;volution &#233;conomique. Les instances europ&#233;ennes ont continu&#233; de r&#233;clamer des politiques salariales restrictives et des remises en cause des syst&#232;mes publics de retraite et de sant&#233;, au risque &#233;vident d'enfoncer le continent dans la d&#233;pression et d'accro&#238;tre les tensions entre les pays. Cette absence de coordination, et plus fondamentalement l'absence d'un vrai budget europ&#233;en permettant une solidarit&#233; effective entre les &#201;tats membres, ont incit&#233; les op&#233;rateurs financiers &#224; se d&#233;tourner de l'euro, voire &#224; sp&#233;culer ouvertement contre lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour que l'euro puisse r&#233;ellement prot&#233;ger les citoyens europ&#233;ens de la crise nous mettons en d&#233;bat deux mesures :&lt;br class='autobr' /&gt;
Mesure n&#176;18 : assurer une v&#233;ritable coordination des politiques macro&#233;conomiques et une r&#233;duction concert&#233;e des d&#233;s&#233;quilibres commerciaux entre pays europ&#233;ens&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mesure n&#176;19 &lt;/strong&gt; : compenser les d&#233;s&#233;quilibres de paiements en Europe par une Banque de R&#232;glements (organisant les pr&#234;ts entre pays europ&#233;ens)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mesure n&#176;20 :&lt;/strong&gt; si la crise de l'euro m&#232;ne &#224; son &#233;clatement, et en attendant la mont&#233;e en r&#233;gime du budget europ&#233;en (cf. infra), &#233;tablir un r&#233;gime mon&#233;taire intraeurop&#233;en (monnaie commune de type &#171; bancor &#187;) qui organise la r&#233;sorption des d&#233;s&#233;quilibres des balances commerciales au sein de l'Europe&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;	FAUSSE EVIDENCE N&#176;10 : LA CRISE GRECQUE A ENFIN PERMIS D'AVANCER VERS UN GOUVERNEMENT ECONOMIQUE ET UNE VRAIE SOLIDARITE EUROPEENN&lt;/strong&gt;E&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	A partir de la mi-2009, les march&#233;s financiers ont commenc&#233; &#224; sp&#233;culer sur les dettes des pays europ&#233;ens. Globalement, la forte hausse des dettes et des d&#233;ficits publics &#224; l'&#233;chelle mondiale n'a pas (encore) entrain&#233; de hausses des taux longs : les op&#233;rateurs financiers estiment que les banques centrales maintiendront longtemps les taux mon&#233;taires r&#233;els &#224; un niveau proche de z&#233;ro, et qu'il n'y a pas de risque d'inflation ni de d&#233;faut d'un grand pays. Mais les sp&#233;culateurs ont per&#231;u les failles de l'organisation de la zone euro. Alors que les gouvernements des autres pays d&#233;velopp&#233;s peuvent toujours &#234;tre financ&#233;s par leur Banque centrale, les pays de la zone euro ont renonc&#233; &#224; cette possibilit&#233;, et d&#233;pendent totalement des march&#233;s pour financer leurs d&#233;ficits. Du coup, la sp&#233;culation a pu se d&#233;clencher sur les pays les plus fragiles de la zone : Gr&#232;ce, Espagne, Irlande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Les instances europ&#233;ennes et les gouvernements ont tard&#233; &#224; r&#233;agir, ne voulant pas donner l'impression que les pays membres avaient droit &#224; un soutien sans limite de leurs partenaires et voulant sanctionner la Gr&#232;ce, coupable d'avoir masqu&#233; &#8211; avec l'aide de Goldman Sachs &#8211; l'ampleur de ses d&#233;ficits. Toutefois, en mai 2010, la BCE et les pays membres ont d&#251; cr&#233;er dans l'urgence un Fonds de stabilisation pour indiquer aux march&#233;s qu'ils apporteraient ce soutien sans limite aux pays menac&#233;s. En contrepartie, ceux-ci ont du annoncer des programmes d'aust&#233;rit&#233; budg&#233;taire sans pr&#233;c&#233;dent, qui vont les condamner &#224; un recul de l'activit&#233; &#224; court terme et &#224; une longue p&#233;riode de r&#233;cession. Sous pression du FMI et de la Commission europ&#233;enne la Gr&#232;ce doit privatiser ses services publics et l'Espagne flexibiliser son march&#233; du travail. M&#234;me la France et l'Allemagne, qui ne sont pas attaqu&#233;s par la sp&#233;culation, ont annonc&#233; des mesures restrictives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pourtant, globalement, la demande n'est aucunement excessive en Europe. La situation des finances publiques est meilleure que celle des &#201;tats-Unis ou de la Grande-Bretagne, laissant des marges de man&#339;uvre budg&#233;taire. Il faut r&#233;sorber les d&#233;s&#233;quilibres de fa&#231;on coordonn&#233;e : les pays exc&#233;dentaires du Nord et du centre de l'Europe doivent mener des politiques expansionnistes &#8211; hausse des salaires, des d&#233;penses sociales... - pour compenser les politiques restrictives des pays du Sud. Globalement, la politique budg&#233;taire ne doit pas &#234;tre restrictive dans la zone Euro, tant que l'&#233;conomie europ&#233;enne ne se rapproche pas &#224; une vitesse satisfaisante du plein-emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Mais les partisans des politiques budg&#233;taires automatiques et restrictives en Europe sont malheureusement aujourd'hui renforc&#233;s. La crise grecque permet de faire oublier les origines de la crise financi&#232;re. Ceux qui ont accept&#233; de soutenir financi&#232;rement les pays du Sud veulent imposer en contrepartie un durcissement du Pacte de Stabilit&#233;. La Commission et l'Allemagne veulent imposer &#224; tous les pays membres d'inscrire l'objectif de budget &#233;quilibr&#233; dans leur constitution, de faire surveiller leur politique budg&#233;taire par des comit&#233;s d'experts ind&#233;pendants. La Commission veut imposer aux pays une longue cure d'aust&#233;rit&#233; pour revenir &#224; une dette publique inf&#233;rieure &#224; 60% du PIB. S'il y a une avanc&#233;e vers un gouvernement &#233;conomique europ&#233;en, c'est vers un gouvernement qui, au lieu de desserrer l'&#233;tau de la finance, va imposer l'aust&#233;rit&#233; et approfondir les &#171; r&#233;formes &#187; structurelles au d&#233;triment des solidarit&#233;s sociales dans chaque pays et entre les pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	La crise offre aux &#233;lites financi&#232;res et aux technocraties europ&#233;ennes la tentation de mettre en &#339;uvre la &#171; strat&#233;gie du choc , en profitant de la crise pour radicaliser l'agenda n&#233;olib&#233;ral. Mais cette politique a peu de chances de succ&#232;s : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La diminution des d&#233;penses publiques va compromettre l'effort n&#233;cessaire &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne pour soutenir les d&#233;penses d'avenir (recherche, &#233;ducation, politique familiale), pour aider l'industrie europ&#233;enne &#224; se maintenir et &#224; investir dans les secteurs d'avenir (&#233;conomie verte).
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La crise va permettre d'imposer de fortes r&#233;ductions des d&#233;penses sociales, objectif inlassablement recherch&#233; par les tenants du n&#233;olib&#233;ralisme, au risque de compromettre la coh&#233;sion sociale, de r&#233;duire la demande effective, de pousser les m&#233;nages &#224; &#233;pargner pour leur retraite et leur sant&#233; aupr&#232;s des institutions financi&#232;res, responsables de la crise.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les gouvernements et les instances europ&#233;ennes se refusent &#224; organiser l'harmonisation fiscale qui permettrait la hausse n&#233;cessaire des imp&#244;ts sur le secteur financier, sur les patrimoines importants et les hauts revenus.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les pays europ&#233;ens instaurent durablement des politiques budg&#233;taires restrictives qui vont lourdement peser sur la croissance. Les recettes fiscales vont chuter. Aussi, les soldes publics ne seront gu&#232;re am&#233;lior&#233;s, les ratios de dette seront d&#233;grad&#233;s, les march&#233;s ne seront pas rassur&#233;s. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Les pays europ&#233;ens, du fait de la diversit&#233; de leurs cultures politiques et sociales, n'ont pas pu se plier tous &#224; la discipline de fer impos&#233;e par le trait&#233; de Maastricht ; ils ne se plieront pas tous &#224; son renforcement actuellement organis&#233;. Le risque d'enclencher une dynamique de repli sur soi g&#233;n&#233;ralis&#233; est r&#233;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour avancer vers un v&#233;ritable gouvernement &#233;conomique et une solidarit&#233; europ&#233;enne nous mettons en d&#233;bat deux mesures :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mesure n&#176;21 : &lt;/strong&gt; d&#233;velopper une fiscalit&#233; europ&#233;enne (taxe carbone, imp&#244;t sur les b&#233;n&#233;fices, &#8230;) et un v&#233;ritable budget europ&#233;en pour aider &#224; la convergence des &#233;conomies et tendre vers une &#233;galisation des conditions d'acc&#232;s aux services publics et sociaux dans les divers &#201;tats membres sur la base des meilleures pratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mesure n&#176;22 :&lt;/strong&gt; lancer un vaste plan europ&#233;en, financ&#233; par souscription aupr&#232;s du public &#224; taux d'int&#233;r&#234;t faible mais garanti, et/ou par cr&#233;ation mon&#233;taire de la BCE, pour engager la reconversion &#233;cologique de l'&#233;conomie europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;CONCLUSION&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;METTRE EN D&#201;BAT LA POLITIQUE ECONOMIQUE, &lt;br class='autobr' /&gt;
TRACER DES CHEMINS POUR REFONDER L'UNION EUROPEENNE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Europe s'est construite depuis trois d&#233;cennies sur une base technocratique excluant les populations du d&#233;bat de politique &#233;conomique. La doctrine n&#233;olib&#233;rale, qui repose sur l'hypoth&#232;se aujourd'hui ind&#233;fendable de l'efficience des march&#233;s financiers, doit &#234;tre abandonn&#233;e. Il faut rouvrir l'espace des politiques possibles et mettre en d&#233;bat des propositions alternatives et coh&#233;rentes, qui brident le pouvoir de la finance et organisent l'harmonisation dans le progr&#232;s des syst&#232;mes &#233;conomiques et sociaux europ&#233;ens. Cela suppose la mutualisation d'importantes ressources budg&#233;taires, d&#233;gag&#233;es par le d&#233;veloppement d'une fiscalit&#233; europ&#233;enne fortement redistributrice. Il faut aussi d&#233;gager les &#201;tats de l'&#233;treinte des march&#233;s financiers. C'est seulement ainsi que le projet de construction europ&#233;enne pourra esp&#233;rer retrouver une l&#233;gitimit&#233; populaire et d&#233;mocratique qui lui fait aujourd'hui d&#233;faut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est &#233;videmment pas r&#233;aliste d'imaginer que 27 pays d&#233;cideront en m&#234;me temps d'op&#233;rer une telle rupture dans la m&#233;thode et les objectifs de la construction europ&#233;enne. La Communaut&#233; &#233;conomique europ&#233;enne a commenc&#233; avec six pays : la refondation de l'Union europ&#233;enne passera elle aussi au d&#233;but par un accord entre quelques pays d&#233;sireux d'explorer des voies alternatives. A mesure que deviendront &#233;videntes les cons&#233;quences d&#233;sastreuses des politiques aujourd'hui adopt&#233;es, le d&#233;bat sur les alternatives montera partout en Europe. Des luttes sociales et des changements politiques interviendront &#224; un rythme diff&#233;rent selon les pays. Des gouvernements nationaux prendront des d&#233;cisions innovantes. Ceux qui le d&#233;sireront devront adopter des coop&#233;rations renforc&#233;es pour prendre des mesures audacieuses en mati&#232;re de r&#233;gulation financi&#232;re, de politique fiscale ou sociale. Par des propositions concr&#232;tes ils tendront la main aux autres peuples pour qu'ils rejoignent le mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi il nous semble important d'&#233;baucher et de mettre en d&#233;bat d&#232;s maintenant les grandes lignes de politiques &#233;conomiques alternatives qui rendront possible cette refondation de la construction europ&#233;enne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>1er novembre tous &#224; Nice pour le contre sommet du G20</title>
		<link>https://05.site.attac.org/spip.php?article91</link>
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		<dc:date>2011-10-09T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>
&lt;p&gt;Covoiturage pour le contre sommet du G20 &lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; Nice du 1er au 4 novembre 2011 &lt;br class='autobr' /&gt;
Soutenez le &#034;sommet des peuples&#034; face au G20 de Cannes Appel &#224; la solidarit&#233; financi&#232;re &#171; Les peuples d'abord pas la finance &#187; En 2011, la r&#233;union du Sommet des chefs d'Etat du G20 se tiendra &#224; Cannes les jeudi 3 et vendredi 4 novembre. Les gouvernements du G20, loin de r&#233;gler la crise, l'ont aggrav&#233;e. Le G20 maintient l'emprise de la finance qui se d&#233;ploie sur tous les aspects de notre existence : logement,...&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://05.site.attac.org/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Les Campagnes d'Attac&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Covoiturage pour le contre sommet du G20&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#224; Nice du 1er au 4 novembre 2011&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soutenez le &#034;sommet des peuples&#034; face au G20 de Cannes Appel &#224; la solidarit&#233; financi&#232;re &#171; Les peuples d'abord pas la finance &#187; En 2011, la r&#233;union du Sommet des chefs d'Etat du G20 se tiendra &#224; Cannes les jeudi 3 et vendredi 4 novembre. Les gouvernements du G20, loin de r&#233;gler la crise, l'ont aggrav&#233;e. Le G20 maintient l'emprise de la finance qui se d&#233;ploie sur tous les aspects de notre existence : logement, travail, &#233;ducation, agriculture, climat, retraites, connaissance, biodiversit&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'on se le dise !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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